Fraude au virement bancaire : lorsqu’un paiement a été envoyé vers un compte frauduleux, la priorité est d’agir rapidement, de protéger les comptes concernés et de conserver les preuves.
Une facture apparemment normale, un email provenant d’un fournisseur connu, un changement de coordonnées bancaires ou une demande urgente d’un dirigeant peuvent suffire à déclencher une opération frauduleuse.
Le problème est devenu suffisamment important pour concerner aussi bien les particuliers que les TPE, PME, grandes entreprises, associations et professionnels.
Selon le rapport d’activité 2025 publié par Cybermalveillance.gouv.fr, les demandes d’assistance liées aux fraudes au virement ont fortement progressé et représentent désormais une menace importante pour les professionnels. Le rapport explique notamment que ces fraudes sont fréquemment liées au piratage d’une messagerie et au détournement d’une facture ou d’un paiement prévu.
Une arnaque au virement bancaire peut également prendre plusieurs formes : faux RIB, fraude au président, usurpation d’un fournisseur, compromission d’une messagerie ou modification de coordonnées bancaires.
Et lorsqu’un virement est déjà parti, une autre question apparaît :
Comment savoir ce qui s’est réellement passé ?
C’est ici que la cybersécurité et l’investigation numérique peuvent avoir un rôle à jouer.
Mais il faut immédiatement faire une distinction importante : un expert technique ne peut pas garantir la récupération de l’argent. Son rôle peut être d’analyser les éléments numériques disponibles, reconstruire la chronologie, rechercher des signes de compromission et documenter les constatations.
La banque, les autorités judiciaires et les professionnels juridiques ont leurs propres responsabilités.
Ce guide explique donc quoi faire immédiatement, quelles preuves conserver, comment analyser l’origine d’une fraude et comment réduire le risque de nouvelle attaque, que vous soyez à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Strasbourg ou dans une autre ville française ou européenne.
Pourquoi la fraude au virement bancaire est devenue un problème majeur en 2026
La fraude au virement bancaire n’est pas simplement une variante du phishing traditionnel.
Dans de nombreux cas, le fraudeur connaît déjà la victime.
Il peut connaître :
- son fournisseur ;
- son client ;
- le montant d’une facture ;
- une date de paiement ;
- le nom d’un collaborateur ;
- le nom du dirigeant ;
- le contenu d’une conversation ;
- une relation commerciale ;
- une adresse email professionnelle.
C’est précisément ce qui rend l’attaque dangereuse.
Le message frauduleux n’a pas nécessairement l’apparence d’un message inconnu.
Il peut arriver dans une conversation existante.
Il peut reprendre une facture réelle.
Il peut utiliser le logo d’une entreprise.
Il peut contenir le véritable montant dû.
Le fraudeur peut simplement modifier une information critique : le compte bancaire destinataire.
Cybermalveillance.gouv.fr explique que le faux RIB est souvent associé au piratage d’une messagerie appartenant soit au créancier, soit au débiteur.
Le phénomène touche également les professionnels dans plusieurs secteurs et plusieurs territoires.
Une entreprise de Paris peut être victime d’une fraude provenant d’un interlocuteur en Belgique.
Une PME de Lyon peut recevoir un faux RIB concernant un fournisseur de Genève.
Une société de Bordeaux peut être ciblée par une usurpation provenant d’un échange commercial international.
La localisation n’empêche donc pas la fraude.
Les 5 scénarios les plus fréquents d’arnaque au virement bancaire
1. Le faux RIB d’un fournisseur
C’est l’un des scénarios les plus connus.
L’entreprise attend réellement une facture.
Un message arrive avec de nouvelles coordonnées bancaires.
Le collaborateur effectue le paiement.
Le véritable fournisseur ne reçoit rien.
Le problème est découvert plusieurs jours ou semaines plus tard.
Cybermalveillance.gouv.fr recommande de vérifier directement auprès du créancier tout changement de RIB reçu par message, en utilisant ses coordonnées habituelles.
2. La fraude au président
Le fraudeur se fait passer pour un dirigeant.
Le message peut demander :
- un virement urgent ;
- une opération confidentielle ;
- un paiement exceptionnel ;
- une transaction internationale ;
- une avance.
Le caractère urgent et confidentiel constitue justement un élément caractéristique de certaines fraudes au faux ordre de virement.
Le collaborateur peut avoir peur de retarder une opération importante.
C’est précisément ce que recherche l’attaquant.
3. La messagerie professionnelle compromise
Dans ce scénario, l’attaquant obtient accès à une boîte email.
Il peut observer les conversations pendant plusieurs jours.
Il apprend progressivement :
- qui travaille avec qui ;
- quelles factures sont en attente ;
- quelles personnes valident les paiements ;
- quelles entreprises sont régulièrement payées ;
- comment les signatures sont formulées.
Il peut ensuite intervenir au moment opportun.
Cette situation est particulièrement intéressante pour une investigation numérique, car les traces de connexion, règles de messagerie et événements associés peuvent parfois permettre de mieux comprendre la compromission.
4. La compromission du fournisseur
La victime n’est pas forcément directement piratée.
Le fournisseur peut lui-même avoir subi une compromission.
L’attaquant utilise alors son identité pour contacter les clients.
Cela explique pourquoi une entreprise peut disposer d’une bonne sécurité informatique et malgré tout recevoir une demande frauduleuse crédible.
5. La modification d’informations dans un système de facturation
Les fraudeurs ne ciblent plus uniquement les emails.
Un accès frauduleux à un logiciel de facturation peut permettre de modifier les coordonnées bancaires utilisées sur certaines factures.
Le rapport 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr signale justement des cas où des entreprises ont découvert tardivement qu’un accès frauduleux à leur logiciel de facturation avait conduit à la modification de leurs coordonnées bancaires.
Cela montre pourquoi l’analyse d’un incident doit parfois dépasser la simple boîte mail.
Fraude au virement bancaire : que faire dans les premières heures ?
Lorsqu’une fraude vient d’être découverte, l’ordre des actions est essentiel.
Première action : contacter la banque
Il faut immédiatement signaler l’opération.
Expliquez clairement :
- qu’il s’agit d’une fraude ;
- le montant ;
- la date ;
- le bénéficiaire ;
- la référence du virement ;
- les circonstances.
Si l’opération peut encore être bloquée, la rapidité est essentielle.
Si elle a déjà été exécutée, demandez à la banque quelles démarches peuvent être engagées pour tenter un retour des fonds.
Cybermalveillance.gouv.fr recommande précisément d’alerter immédiatement la banque et, lorsque le virement a déjà été exécuté, de demander le retour des fonds.
Deuxième action : prévenir le véritable créancier
Si le fraudeur s’est fait passer pour un fournisseur, contactez immédiatement celui-ci.
Il doit savoir qu’une fraude est probablement en cours.
Il peut alors :
- sécuriser sa messagerie ;
- prévenir d’autres clients ;
- modifier ses mots de passe ;
- vérifier ses comptes ;
- déposer plainte.
Troisième action : ne pas supprimer les preuves
Ne supprimez pas immédiatement :
- les emails ;
- les pièces jointes ;
- les factures ;
- les RIB ;
- les captures d’écran ;
- les conversations ;
- les historiques disponibles.
Même un message apparemment banal peut devenir important lorsqu’il est replacé dans une chronologie.
La checklist d’urgence après une fraude
| Action | Niveau de priorité |
|---|---|
| Contacter la banque | Critique |
| Demander le blocage ou retour des fonds | Critique |
| Prévenir le créancier | Très élevé |
| Conserver les preuves | Très élevé |
| Sécuriser la messagerie | Très élevé |
| Déposer plainte | Très élevé |
| Vérifier les comptes compromis | Élevé |
| Examiner les règles de messagerie | Élevé |
| Rechercher d’autres transactions suspectes | Élevé |
| Faire analyser l’incident | Selon le dossier |
Cette démarche est cohérente avec les recommandations officielles françaises concernant les fraudes au virement.
Pourquoi il ne faut pas simplement changer le mot de passe
Changer le mot de passe est important.
Mais cela ne suffit pas toujours.
Si une messagerie a été compromise, il faut également examiner :
- les sessions actives ;
- les appareils connectés ;
- les règles de transfert ;
- les redirections ;
- les méthodes de récupération ;
- les applications autorisées ;
- les paramètres de sécurité ;
- les messages envoyés ;
- les modifications récentes.
Pourquoi ?
Parce qu’un attaquant peut avoir configuré une redirection automatique.
Il peut donc continuer à recevoir une copie des messages même après le changement du mot de passe si certains mécanismes de persistance n’ont pas été supprimés.
C’est une des raisons pour lesquelles une investigation numérique peut être pertinente après une fraude financière.

Investigation numérique : comprendre comment la fraude a commencé
L’objectif d’une investigation n’est pas de raconter une histoire plausible.
Il faut chercher des éléments permettant de reconstruire les événements.
Une analyse peut notamment chercher à déterminer :
Quand l’accès inhabituel a commencé
Des connexions inhabituelles peuvent parfois apparaître dans les journaux disponibles.
Quel compte a été utilisé
Le compte d’un dirigeant, d’un comptable ou d’un fournisseur peut être concerné.
Quels paramètres ont changé
Une règle de messagerie ou une redirection peut être importante.
Quelles conversations ont été consultées
Lorsque les données disponibles le permettent, leur analyse peut aider à comprendre comment l’attaquant a obtenu les informations nécessaires.
Comment le paiement a été déclenché
Il faut rapprocher les événements numériques de la chronologie financière.
Analyse technique : indice, preuve et identification ne sont pas la même chose
Une erreur fréquente consiste à considérer qu’une adresse IP permet immédiatement de « retrouver le pirate ».
Ce n’est pas aussi simple.
Une adresse IP peut être :
- partagée ;
- dynamique ;
- liée à un réseau professionnel ;
- associée à un VPN ;
- liée à une infrastructure cloud ;
- utilisée par plusieurs personnes.
Elle constitue donc potentiellement un élément technique, mais pas automatiquement une identité.
Même logique pour une adresse email.
Même logique pour un numéro de téléphone.
Même logique pour un compte bancaire.
Un professionnel sérieux doit expliquer cette différence.
Ce qu’un expert fraude informatique peut réellement analyser
Un expert fraude informatique peut, selon son périmètre d’intervention et les autorisations obtenues, examiner différents éléments.
Messagerie
- historiques disponibles ;
- connexions ;
- règles ;
- redirections ;
- paramètres ;
- messages ;
- métadonnées.
Poste de travail
- logiciels suspects ;
- fichiers ;
- traces de connexion ;
- événements système ;
- logiciels malveillants potentiels.
Cloud
- comptes utilisateurs ;
- événements de connexion ;
- modifications ;
- applications autorisées ;
- événements de sécurité.
Documents
- factures ;
- RIB ;
- fichiers PDF ;
- documents modifiés ;
- différences entre versions.
Chronologie financière
Les informations relatives au virement peuvent être comparées aux événements techniques.
L’objectif est de comprendre quand, comment et dans quel contexte la fraude a pu être préparée.
Peut-on retrouver l’escroc grâce à une investigation numérique ?
Il faut répondre avec honnêteté :
parfois certains éléments peuvent contribuer à l’identification, mais aucune investigation privée ne peut garantir l’identification d’un fraudeur.
Une analyse peut faire ressortir :
- une infrastructure ;
- des adresses IP ;
- des domaines ;
- des comptes ;
- des appareils ;
- des traces de connexion ;
- des liens entre plusieurs événements.
Mais l’identification judiciaire d’une personne relève des autorités compétentes et des procédures applicables.
C’est une distinction essentielle pour l’EEAT de MysteryHackers.
Nous ne devons pas promettre :
« Nous retrouverons forcément le fraudeur. »
Nous devons expliquer :
« Nous analysons les éléments disponibles afin de déterminer quels indices techniques peuvent être documentés et exploités dans le cadre approprié. »
Cette formulation est beaucoup plus crédible.
Peut-on récupérer l’argent après une fraude au virement bancaire ?
C’est probablement la question la plus recherchée par une victime.
La réponse dépend du dossier.
Il est impossible de promettre une récupération systématique.
Plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu :
- délai de réaction ;
- statut de l’opération ;
- établissement bancaire ;
- pays impliqués ;
- circulation éventuelle des fonds ;
- procédures engagées ;
- qualité des informations disponibles.
Cybermalveillance.gouv.fr recommande de demander immédiatement à la banque le retour des fonds lorsque le virement a déjà été exécuté.
Mais il faut distinguer :
analyse technique ≠ récupération bancaire.
Une entreprise de cybersécurité ne peut pas simplement entrer dans le compte bancaire d’un fraudeur pour récupérer l’argent.
Son rôle est différent.
Attention aux secondes arnaques après une fraude
Une victime qui vient de perdre de l’argent est particulièrement vulnérable à une nouvelle manipulation.
Un faux « expert en récupération » peut contacter la victime en affirmant :
« Nous avons identifié votre fraudeur. »
Puis demander :
- des frais initiaux ;
- une commission ;
- des données bancaires ;
- des documents d’identité ;
- des codes ;
- un accès à distance.
C’est dangereux.
Un véritable professionnel doit expliquer ce qu’il peut analyser, quelles sont ses limites et ce qui relève de la banque ou des autorités.
Faux RIB : pourquoi cette fraude fonctionne si bien
Le faux RIB fonctionne parce qu’il exploite une situation légitime.
La victime attend réellement une facture.
Le montant est plausible.
Le fournisseur existe réellement.
Le contexte est cohérent.
Le seul élément modifié est le compte bénéficiaire.
C’est pourquoi les contrôles doivent porter particulièrement sur les changements.
Nouvelle règle interne recommandée
Aucun changement de RIB ne doit être validé uniquement par email.
Appelez le fournisseur à partir d’un numéro déjà connu.
Ne vous fiez pas au numéro fourni dans le nouveau message.
Cybermalveillance.gouv.fr recommande précisément cette vérification indépendante.
Comment les entreprises de Paris à Strasbourg peuvent réduire le risque
La localisation géographique ne change pas les principes fondamentaux.
Une entreprise située à Paris peut appliquer les mêmes contrôles qu’une PME de Lyon.
Une société de Marseille travaillant avec un fournisseur de Bruxelles doit également vérifier les changements de coordonnées bancaires.
Une entreprise de Lille ayant des partenaires en Belgique peut être ciblée par des scénarios transfrontaliers.
À Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Strasbourg, le risque dépend davantage de l’organisation et de l’exposition numérique que de la ville.
En Suisse, une entreprise de Genève ou Lausanne peut rencontrer des scénarios similaires lorsqu’elle travaille avec des partenaires français ou européens.
Au Luxembourg, les entreprises traitant des paiements internationaux doivent également intégrer la vérification des bénéficiaires et des changements de coordonnées dans leurs procédures.
L’intérêt SEO de ces contextes est également important : une entreprise recherchant un expert fraude informatique à Paris, une investigation numérique à Lyon ou une analyse de fraude concernant un partenaire à Genève peut trouver une réponse dans un contenu réellement utile plutôt qu’une simple succession de noms de villes.
Fraude au virement bancaire dans les PME : le facteur humain
Une grande partie de la prévention repose sur les collaborateurs.
Un employé peut être très compétent dans son métier et pourtant ne pas identifier une manipulation sophistiquée.
Il faut donc construire des procédures simples.
Règle 1
Un nouveau RIB est toujours vérifié.
Règle 2
Un virement inhabituel nécessite une seconde validation.
Règle 3
Une urgence ne supprime jamais les contrôles.
Règle 4
Un dirigeant ne doit pas demander à contourner une procédure financière par simple email.
Règle 5
Tout doute doit pouvoir être signalé sans sanction.
Cette dernière règle est importante.
Un collaborateur qui hésite doit pouvoir demander une vérification.

Les erreurs qui aggravent une arnaque au virement bancaire
Supprimer les emails
Cela peut compliquer l’analyse.
Réinstaller immédiatement l’ordinateur
Cela peut supprimer des traces utiles.
Contacter le fraudeur
Vous risquez de lui donner des informations supplémentaires.
Attendre avant de contacter la banque
La rapidité doit être prioritaire.
Utiliser uniquement des captures d’écran
Lorsque cela est possible, conservez également les éléments originaux.
Croire aux promesses de récupération garantie
Aucun professionnel sérieux ne peut garantir qu’un argent déjà transféré sera récupéré.
Continuer à utiliser un compte compromis
Si une compromission est suspectée, il faut sécuriser le compte avant de considérer l’incident comme terminé.
Quelles preuves faut-il conserver ?
Créez un dossier spécifique.
Emails
Conservez les messages originaux lorsqu’ils sont disponibles.
Documents
Gardez :
- facture originale ;
- facture frauduleuse ;
- ancien RIB ;
- nouveau RIB.
Informations bancaires
Notez :
- montant ;
- date ;
- heure ;
- référence ;
- bénéficiaire ;
- IBAN ;
- banque destinataire.
Communications
Conservez :
- SMS ;
- appels pertinents ;
- messages professionnels ;
- conversations.
Éléments techniques
Conservez les informations disponibles sur :
- connexions ;
- appareils ;
- alertes ;
- règles ;
- modifications de compte.
Construire une chronologie de l’incident
Une chronologie simple peut être extrêmement utile.
| Heure | Événement |
|---|---|
| 08:45 | Connexion inhabituelle détectée |
| 09:12 | Email concernant une facture |
| 09:18 | Nouveau RIB transmis |
| 10:04 | Validation interne |
| 10:17 | Virement effectué |
| 14:30 | Fournisseur demande le paiement |
| 14:45 | Fraude découverte |
| 14:52 | Banque contactée |
| 15:10 | Compte sécurisé |
Cette chronologie permet ensuite de comparer les événements financiers et techniques.
C’est précisément le type de travail qui peut donner de la valeur à une investigation numérique.
Quand faire appel à un expert fraude informatique ?
Une analyse spécialisée est particulièrement pertinente lorsque :
- le montant est important ;
- une entreprise est concernée ;
- plusieurs paiements ont été effectués ;
- une messagerie est suspectée d’avoir été compromise ;
- un logiciel de facturation a été modifié ;
- plusieurs comptes semblent concernés ;
- une fraude internationale est impliquée ;
- l’origine de la fraude reste inconnue ;
- l’entreprise souhaite éviter une récidive.
Pour une fraude très simple, les démarches bancaires et judiciaires peuvent constituer la priorité.
Pour un incident complexe, une analyse technique complémentaire peut aider à comprendre ce qui s’est passé.
Comment choisir un expert après une fraude informatique ?
Avant de confier des données sensibles à un prestataire, posez des questions précises.
Demandez sa méthodologie
Comment les éléments seront-ils analysés ?
Demandez le périmètre
Quels appareils, comptes ou données seront étudiés ?
Demandez un rapport
Les constatations doivent-elles être documentées ?
Demandez les limites
Que pouvez-vous réellement déterminer ?
Demandez comment les données seront protégées
La confidentialité est essentielle.
Évitez les promesses irréalistes
Méfiez-vous particulièrement des garanties :
- de récupération à 100 % ;
- d’identification immédiate ;
- d’accès aux comptes du fraudeur ;
- de résultat garanti.
Un professionnel sérieux doit pouvoir expliquer ses limites.
Pourquoi MysteryHackers privilégie une approche basée sur les preuves
Pour MysteryHackers, l’objectif n’est pas de vendre une promesse spectaculaire à une victime stressée.
Une intervention professionnelle doit commencer par les faits.
Étape 1 — Qualification
Comprendre le contexte.
Étape 2 — Préservation
Identifier les éléments à conserver.
Étape 3 — Analyse
Examiner les données disponibles dans le périmètre autorisé.
Étape 4 — Chronologie
Reconstituer les événements.
Étape 5 — Rapport
Présenter les constatations et les limites.
Étape 6 — Sécurisation
Corriger les faiblesses identifiées.
Cette approche permet de distinguer clairement analyse, investigation, identification technique, accompagnement et récupération effective des fonds.
Une intervention peut-elle concerner plusieurs villes et plusieurs pays ?
Oui.
Un incident peut commencer dans une entreprise de Paris, concerner un fournisseur de Lyon et impliquer un compte bancaire situé à l’étranger.
Une entreprise de Marseille peut travailler avec une société de Bruxelles.
Une PME de Toulouse peut être victime d’une compromission liée à un prestataire international.
Une société de Lille peut avoir des fournisseurs belges.
Une entreprise de Strasbourg peut avoir des échanges avec l’Allemagne et le Luxembourg.
Une société de Bordeaux peut être ciblée par une fraude impliquant plusieurs juridictions.
Une organisation de Genève peut avoir des fournisseurs en France.
Le traitement doit donc être basé sur le scénario technique et financier, pas uniquement sur la localisation.
Comment éviter une nouvelle fraude après l’incident ?
Après une attaque, il faut réaliser un retour d’expérience.
Posez cinq questions :
1. Comment le fraudeur a-t-il obtenu les informations ?
2. Pourquoi le message semblait-il crédible ?
3. Pourquoi le changement de RIB n’a-t-il pas été vérifié ?
4. Quelle faiblesse technique ou organisationnelle a été exploitée ?
5. Quelle mesure empêchera une répétition ?
Une entreprise qui répond à ces questions transforme l’incident en amélioration de sécurité.
10 mesures préventives à mettre en place
- Activer la MFA sur les comptes sensibles.
- Utiliser des mots de passe uniques.
- Contrôler les sessions inhabituelles.
- Vérifier tout nouveau RIB par un canal indépendant.
- Mettre en place une double validation des virements importants.
- Former les équipes comptables.
- Former les dirigeants aux fraudes au président.
- Maintenir les systèmes à jour.
- Surveiller les comptes critiques.
- Préparer une procédure d’incident avant qu’une fraude ne survienne.
Cybermalveillance.gouv.fr recommande notamment la double authentification, des mots de passe robustes, les mises à jour régulières et une procédure de vérification des coordonnées bancaires.

Le rôle de MysteryHackers après une fraude
MysteryHackers peut accompagner une entreprise ou un particulier lorsqu’un incident nécessite une analyse technique spécialisée.
Selon le contexte, l’intervention peut porter sur :
- messagerie ;
- comptes numériques ;
- environnement informatique ;
- éléments de connexion ;
- documents ;
- chronologie ;
- recherche de signes de compromission ;
- recommandations de sécurisation.
L’objectif n’est pas de remplacer la banque ou les autorités.
L’objectif est d’apporter une lecture technique du dossier.
Vous avez subi un virement frauduleux ?
Ne cherchez pas d’abord à retrouver l’escroc.
Commencez par sécuriser la situation.
Contactez la banque.
Conservez les preuves.
Déposez plainte.
Puis déterminez si une analyse technique est nécessaire.
→ Demander une analyse de votre incident à MysteryHackers
Ce qu’une investigation numérique ne peut pas promettre
Pour préserver la crédibilité de l’expertise, il faut être transparent.
Une investigation numérique ne garantit pas :
- la récupération de l’argent ;
- l’identification d’une personne ;
- l’arrestation d’un fraudeur ;
- l’accès à un compte bancaire ;
- la coopération d’une plateforme ;
- la décision d’une banque ;
- l’issue d’une procédure judiciaire.
En revanche, elle peut contribuer à :
- comprendre le scénario ;
- identifier des traces ;
- reconstruire une chronologie ;
- documenter des éléments ;
- détecter une compromission ;
- renforcer la sécurité.
Cette distinction est fondamentale.
Fraude au virement bancaire : particuliers et entreprises ne doivent pas réagir de la même manière
Un particulier peut avoir besoin principalement de :
- contacter sa banque ;
- sécuriser son compte ;
- conserver les preuves ;
- déposer plainte.
Une entreprise peut devoir aller plus loin :
- analyser la messagerie ;
- vérifier les comptes collaborateurs ;
- contrôler le logiciel de facturation ;
- rechercher d’autres factures modifiées ;
- prévenir les partenaires ;
- vérifier les procédures internes ;
- analyser les journaux de sécurité.
L’échelle change.
Le principe reste identique :
réagir vite, préserver les preuves et comprendre l’origine de l’incident.
FAQ — Fraude au virement bancaire
Qu’est-ce qu’une fraude au virement bancaire ?
La fraude au virement bancaire consiste à tromper une victime afin qu’elle transfère volontairement des fonds vers un compte contrôlé par un fraudeur. Elle peut utiliser un faux RIB, une usurpation d’identité ou une messagerie compromise.
Fraude au virement bancaire : que faire immédiatement ?
Contactez immédiatement votre banque, demandez si le virement peut être bloqué ou si un retour des fonds peut être demandé, conservez les preuves et sécurisez les comptes concernés.
Peut-on récupérer un virement envoyé à un escroc ?
Une récupération peut être possible dans certaines situations, mais elle ne peut pas être garantie. La première démarche consiste à contacter rapidement la banque.
Que faire après avoir reçu un faux RIB ?
Ne validez pas le paiement immédiatement. Contactez le créancier grâce à un numéro déjà connu afin de vérifier directement le changement de coordonnées bancaires.
Comment savoir si une messagerie a été piratée ?
Recherchez notamment des connexions inhabituelles, appareils inconnus, règles de transfert, redirections, modifications de paramètres et messages envoyés sans autorisation.
Un faux RIB signifie-t-il forcément que mon ordinateur a été piraté ?
Non. La compromission peut concerner votre messagerie, celle d’un fournisseur, un logiciel de facturation ou un autre environnement.
Que fait un expert fraude informatique ?
Un expert fraude informatique peut analyser les éléments techniques disponibles, rechercher des signes de compromission, reconstruire la chronologie et documenter les constatations selon le périmètre autorisé.
Une investigation numérique permet-elle de retrouver un escroc ?
Elle peut fournir des indices techniques utiles, mais elle ne garantit pas l’identification d’une personne. L’identification judiciaire relève des autorités compétentes.
Est-ce qu’une fraude au virement concerne uniquement les grandes entreprises ?
Non. Les particuliers, TPE, PME, associations et grandes entreprises peuvent être concernés. Cybermalveillance.gouv.fr indique que les fraudes au virement touchent différents publics et continuent de progresser.
Comment éviter une arnaque au virement bancaire ?
Vérifiez indépendamment tout changement de RIB, utilisez la MFA, formez les collaborateurs et mettez en place une double validation pour les paiements sensibles.
Pourquoi conserver les emails frauduleux ?
Ils peuvent contenir des informations utiles à la compréhension de l’incident et peuvent contribuer à documenter les faits. Cybermalveillance.gouv.fr recommande de conserver les messages, relevés, factures et autres informations utiles.
Une entreprise de Lyon peut-elle faire analyser une fraude impliquant Bruxelles ?
Oui. Une investigation numérique peut porter sur un incident indépendamment de la ville où se trouve la victime, dès lors que le périmètre d’intervention et les éléments disponibles permettent une analyse.
Conclusion
Fraude au virement bancaire : lorsqu’une somme a été transférée vers un compte frauduleux, la pire réaction consiste à attendre.
La priorité est simple :
banque → sécurisation → preuves → plainte → analyse → correction.
Une arnaque au virement bancaire peut provenir d’un faux RIB, d’une messagerie compromise, d’une usurpation de dirigeant ou d’un système de facturation compromis.
Dans les dossiers complexes, une investigation numérique peut aider à reconstruire le scénario et à identifier les éléments techniques disponibles.
Un expert fraude informatique peut alors apporter une analyse complémentaire, sans promettre une récupération automatique de l’argent.
Cette approche est valable à Paris comme à Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Strasbourg, mais également dans des contextes transfrontaliers impliquant Bruxelles, Genève, Lausanne ou le Luxembourg.
Le plus important reste cependant la rapidité.
Si vous venez de découvrir un virement frauduleux, contactez votre banque immédiatement, conservez les preuves et sécurisez les comptes susceptibles d’avoir été compromis.
Pour une analyse technique de l’incident, MysteryHackers peut ensuite déterminer avec vous si une investigation numérique est pertinente.
→ Demander une analyse cybersécurité à MysteryHackers

